Interviews
Hervé Jubert
Après la trilogie "Blanche", vous revenez au roman policier jeunesse avec La Face cachée du poisson lune qui se déroule en Floride dans les année 20-30. Qu'est-ce qui vous intéressait dans cette époque là ?
En fait, je suis tombé sur le prospectus de l'agence immobilière qui a "inventé" l'île de Monte-Cristo, en Floride, durant les années folles. Ce document atypique réunissait tout ce dont j'avais besoin pour une intrigue... atypique. Le lieu, l'époque et l'environnement romanesque constituaient un bon cocktail pour un policier jeunesse.
Il y a dans le roman de nombreuses références à Robert-Louis Stevenson. Avez-vous une passion particulière pour cet auteur ?
Stevenson est mon auteur préféré. Je me retrouve complètement dans ses essais sur l'art de la fiction. Pourquoi, comment, pour qui écrit-on ? J'adore la façon qu'il a eu de vivre un pied dans la fiction, un pied dans le réel. Et j'admire les opiniâtres (pour moi, mordre et tenir est une des conditions essentielles du métier d'écrivain). La mort a coursé un certain temps ce poitrinaire avant de pouvoir le rattraper. Chapeau Stevenson !
Votre roman est une belle histoire d'amitié entre deux garçons d'origine sociale différente, une amitié qui fait contraste avec le petit monde des adultes de l'île, non ?
Oui, j'ai adopté le point de vue des enfants. En même temps, c'est un roman jeunesse... J'ai bien aimé faire galoper mes deux héros, aiguiser leurs faiblesses, les mettre en danger. Tout cela sur une île, le piège par excellence.

